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Avec l’arrivée du Docteur Geoffrey Brioude, fin novembre 2016, la Polyclinique du Parc Rambot élargit son offre de soins en matière de chirurgie thoracique. Rencontre.

 

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Concrètement, qu’allez-vous proposer ?

 

Docteur Geoffrey Brioude : Notre prise en charge se fera à plusieurs niveaux. D’une part, en offrant toute la chirurgie diagnostique, avec par exemple les médiastinoscopies, c’est-à-dire les biopsies des ganglions suspects le long de la trachée pour vérifier la présence ou non de cancers. D’autre part, nous allons développer une activité d’oncologie à visée curatrice, avec toutes les chirurgies de résection majeure : ablation d’ une par t i e d’un lobe pulmonaire (segmentectomie) ou de la totalité du lobe (lobectomie). Sans oublier notre activité aux services des urgences pour traiter les pneumothorax et autres traumatismes thoraciques.

Je vais apporter également la thoracoscopie, une chirurgie dite minimalement invasive. Cette technique permet des interventions réalisées par plusieurs petites incisions (d’environ 2 cm de long) à l’aide d’instruments longs et fins. La lumière et la vision sont fournies par une optique introduite par l’une de ces incisions.

 

 

Avec un partenariat public/privé avec l’Hôpital Nord (où vous exercez à mi-temps). Pourquoi ?
 
Dr G.B : Il faut savoir que la chirurgie thoracique est une chirurgie lourde Sa complexité peut réclamer l’implication de beaucoup de matériels et de personnels, aussi bien au niveau médical que chirurgical. Les quelques patients atteints de pathologies complexes sont très lourds à traiter pour un établissement de la taille de la Polyclinique, d’où l’intérêt pour le CHU Nord (référence régionale dans le domaine thoracique) d’être notre partenaire et de prendre le relais. D’ailleurs, ce nouveau concept est appelé, je l’espère, à se développer avec la territorialisation de l’offre de soins.

 

 

Quels sont les investissements en matériels et en personnels engagés par l’établissement ?
 
Dr G.B : Au niveau du bloc, nous sommes désormais équipés de tout le matériel minimalement invasif , notamment des instruments spécifiques pour réaliser des lobectomies par vidéo. En parallèle, nous sommes en train d’acquérir des systèmes de drainage autonome. Jusqu’à présent, un patient muni d’un drain thoracique portait sur lui un bocal d’aspiration relié au mur. Le drain autonome permettra à ce patient, grâce à un petit moteur, d’acquérir une mobilité plus rapide dès le lendemain de l’intervention, donc de simplifier les suites opératoires.

Au niveau des soins, il faut savoir qu’auparavant, un drainage thoracique imposait une surveillance en soins continus. Sauf pour les malades qui nécessitent une surveillance rapprochée, le patient désormais « classique » intègre une unité conventionnelle dès le jour de la chirurgie. En l’occurrence le 3ème B, où toutes les infirmières ont été reformées à gérer le drain thoracique, l’aspiration et l’immobilisation précoce de ces patients. Aujourd’hui, les patients restent en moyenne 3 à 4 jours après une lobectomie vidéo-assistée au lieu de 8 à 10 jours auparavant. Et surtout les douleurs sont moins importantes.

 

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Cinq mois après votre arrivée, quelles sont vos premières impressions ?
 
Dr G.B : Je ressens une très bonne adhésion des personnels sur la redynamisation de la chirurgie thoracique. Certains redécouvrent un pan de la chirurgie qu’ils avaient peut-être oublié. Je pense aux infirmières, aux manipulateurs radio, aux ASH, etc… Ce projet mobilise, c’est encourageant !

 

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Dernière modification le 06/04/2017 - 08:29 par Service Communication Polyclinique du Parc Rambot

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