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Quel est votre parcours et depuis combien de temps travaillez-vous à la Polyclinique ?

 

Diplômée en Décembre 2000, j’ai commencé à travailler dans une agence d’intérim et j’ai eu rapidement des missions à la Polyclinique du Parc Rambot. J’ai commencé dans les étages puis j’ai connu le service de Réanimation dans lequel j’ai beaucoup appris et où je me suis sentie à l’aise et j’ai fini par y travailler exclusivement. En Octobre 2002, après la naissance de mon premier enfant, je suis revenue logiquement à la Polyclinique en tant que vacataire. J’ai enfin pris un poste en CDI en SSPI en Décembre 2003, un premier pas vers le bloc. Début 2005, la cadre du bloc me laisse suivre une panseuse pendant une journée et je trouve cela à la fois très intéressant et très déroutant puisque tout m’est inconnu. Je me lance et prends un poste d’IDE de bloc en Mai 2005. Je suis alors formée pendant 6 mois puis lâchée dans l’arène! Cela fait donc 12 ans que je suis dans ce service, je forme à mon tour les jeunes arrivants et ne cesse d’ apprendre encore.

 

Quelles sont vos missions au sein d’un bloc ?

 

Nos missions au bloc sont assez variées.

Tout d’abord, nous avons la responsabilité de notre salle d’intervention dans laquelle nous restons toute la journée: son agencement, son réapprovisionnement ,le bon fonctionnement du matériel, la préparation de chaque intervention de la journée.

Puis le patient arrive : Nous devons l’accueillir, le rassurer, le mettre en sécurité jusqu’à son passage en SSPI au bout du couloir.

Enfin, nous avons une mission de communication car nous travaillons dans une équipe pluridisciplinaire et tout détail a son importance au bon déroulement de la programmation journalière ou tout simplement au bon déroulement d’une intervention.

 

Quelles sont les qualités nécessaires à l’exercice de vos fonctions ?

 

Je pense qu’il faut avant tout être organisé, connaître les différentes spécialités et leurs matériels car nous sommes amenés à tourner dans toutes les chirurgies.

Ne pas hésiter à questionner les médecins et les aides opératoires pour avoir des informations sur les interventions à venir et en cas de doute, faire appel à ses collègues.

Etre rassurante et souriante envers les patients qui arrivent généralement stressés.

Etre patiente, compréhensive et savoir prendre de la distance vis-à-vis du stress et des réactions des médecins et des patients.

 

Qu’appréciez-vous le plus dans votre travail à la Polyclinique ?

 

Le travail d’IDE de bloc est un travail d’équipe pluridisciplinaire avec les chirurgiens, les anesthésistes, les aides-opératoires et les IADE et cela est très enrichissant même si parfois difficile.

C’est un poste où l’on apprend sans cesse car chaque patient ou pathologie peut avoir une particularité et aussi grâce à l’évolution rapide du matériel et des techniques médicales.

Et puis depuis toutes ces années, j’ai pu faire de formidables rencontres avec des personnes qui comptent pour moi et avec qui j’ai plaisir à travailler.

 

 

Pouvez-vous nous décrire la relation avec les patients ? Comment les aidez-vous/les rassurez-vous ?

 

Notre relation avec le patient est très rapide mais très importante. Les patients sont souvent stressés et peuvent avoir des réactions très différentes (mutisme, pleurs, agressivité, questionnement…) et il faut savoir s’y adapter et prendre de la distance.

Pour ma part, je pense qu’un accueil avec le sourire est un minimum pour le patient.

Il est important de se présenter et de donner sa fonction au sein de cette fourmilière où nous sommes tous habillés de la même façon et de leur dire que nous resterons à leurs côtés jusqu’à leur passage en SSPI.

Dés leur entrée en salle d’intervention, il est également important de répondre à leurs questions et de leur expliquer ce qu’on leur fait car très rapidement plusieurs personnes s’affairent autour d’eux.

 

 

Vous effectuez un métier qui peut être très difficile psychologiquement, que faites-vous pour préserver votre énergie, vous ressourcer ?

 

En effet, c’est un métier qui demande beaucoup d’énergie physique (beaucoup de manutention) et psychologique. Nous travaillons dans un lieu fermé, petit et souvent cela est pesant. Mais heureusement, nous avons la chance de travailler dans une équipe soudée, à l’écoute les uns des autres. Un petit coup de mou et il suffit, quelques fois, d’aller voir une collègue dans la salle d’à côté, discuter 5 minutes et c’est reparti !

Personnellement, j’ai la capacité de faire facilement la coupure entre ma journée de travail et mon retour à la maison. Mes jours de repos sont consacrés à mon bien-être avec le sport et à ma famille.

En cas de journée très difficile, j’ai souvent la possibilité d’en parler avec des collègues (qui sont devenues des amies) et avec mon mari qui a une écoute attentive même si mon milieu professionnel est complètement différent du sien.

 

 

Quelle a été votre plus belle expérience en tant qu’IDE de bloc ?

 

Je pense que ma plus belle expérience est mon engagement dans ce service et ce qu’il m’a apporté au niveau personnel et professionnel.

En effet, j’y ai appris beaucoup et j’ai eu la chance d’avoir accès à des formations comme le robot DA VINCI et d’être présente sur les premières interventions des urologues.

J’ y ai rencontré de belles personnes et j’ai la chance de travailler avec des chirurgiens compétents.

Une belle expérience est à venir avec la construction de la nouvelle clinique, l’Hôpital Privé de Provence.